Législatives juin 2012 : pourquoi je ne suis pas candidat
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Législatives juin 2012 :
Pourquoi je ne suis pas candidat

Cher(e) Camarade,

Tu trouveras, ci-dessous et ci-joint, la lettre que j'adresse aux communistes de la 14ème circonscription du Rhône : Vénissieux, Saint-Fons, Corbas, Feyzin, Solaize et Saint-Priest pour expliquer les raisons pour lesquelles je ne me représenterai pas aux prochaines élections législatives.

Fraternellement

André Gerin



Cher(e) Camarade,

Après mûres réflexions, j’ai décidé d’arrêter mon activité de député en juin 2012, terme de mon présent mandat. Je ne briguerai donc pas une nouvelle législature après 19 ans à l’Assemblée nationale. En 2012, j’arriverai dans ma 67ème année avec 35 années de mandats électifs à mon actif.

J’ai écouté, entendu des amis, des camarades me disant que le moment n’est pas propice à cette interruption compte tenu du nouveau découpage de la circonscription (rajout d’une partie de Saint-Priest).

Certes, j’apprécie la reconnaissance qui m’est faite en me trouvant les qualités et la notoriété requises à la conservation de ce siège conquis en 1993. Mais est-ce suffisant, si l’on considère  mon nombre d’années en tant qu’élu, maire et député dans le paysage médiatico-politique actuel ?

Je pense qu’il y a une part d’usure obligatoire due au temps et, en plus, à mon positionnement de dissidence au sein du PCF depuis le congrès de Martigues de 2000, puisque j’aborde un certain nombre de questions fondamentales pour le moins controversées. Certes, j’ai acquis une réflexion, une très forte détermination depuis l’enquête sur le Front national d’octobre 1995.

Ma conviction chevillée au corps est qu’il n’y a aucune fatalité dans l’affaiblissement et la marginalisation du Parti communiste français. La stratégie d’abandon organisé du PCF, initiée par Robert Hue, confirmée avec son soutien inconditionnel à François Hollande, poursuivie par Marie-George Buffet et Pierre Laurent, qui ont œuvré pour que Jean-Luc Mélenchon, ex-dirigeant socialiste soit le candidat des communistes à la présidentielle,  confirme en cela une stratégie d’effacement mortifère.

C’est une décision difficile que je prends dans mon engagement d’homme public de la représentation nationale. Je sais que cette responsabilité politique est l’une des plus valorisantes qui puisse être dans un parcours de dirigeant politique. J’en mesure d’autant plus la portée et le rayonnement aujourd’hui.

En mettant fin à mon mandat national, j’ai parfaitement conscience de bousculer le calendrier car les batailles de la présidentielle et des législatives seront difficiles à mener pour les communistes, sans candidat PCF à l’élection présidentielle.

Je crois vraiment que le moment est venu de laisser la place, en misant sur l’avenir pour faire de 2012 une réelle opportunité, pour créer une dynamique avec une nouvelle candidature. Il faut oser parier sur le renouvellement, le rajeunissement, avec une femme candidate pour construire un large rassemblement.

Au-delà de mon parcours professionnel, syndical et politique, il y a les vicissitudes de la vie, aussi bien lorsque cela touche à la santé que les drames familiaux. Je souhaite sincèrement me donner du temps pour souffler un peu, être plus disponible pour ma famille et poursuivre le combat communiste plus libre.

Le contexte actuel national et international montre à quel point des séismes économiques, sociaux et politiques pointent à l’horizon. Il est certain qu’il y aura des bouleversements et des réveils douloureux. Je veux être de ce rendez-vous historique car la rupture avec le capitalisme est à l’ordre du jour.

Raison de plus pour faire toute sa place aux nouvelles générations, à de nouvelles personnalités, porteuses de pratiques différentes pour faire vivre, renforcer et reconstruire le parti communiste français. Je souhaite y contribuer en encourageant la promotion de militantes et de  militants des nouvelles générations.

Conserver un député communiste dans le Rhône et en Rhône-Alpes se fera au prix de conquêtes et de reconquêtes de l’électorat populaire dans la jeunesse parmi les français issus de l’immigration, chez les ouvriers, les employés qui s’abstiennent en masse et pour un certain nombre, qui votent Front national.

Cette bataille est posée ici et dans toute la France. Les dernières élections sont suffisamment explicites au regard de la cartographie de l’abstention et du vote FN. C’est la question existentielle pour que le parti communiste français redevienne une force politique nationale, un parti de classe, fier de porter les valeurs et les idéaux du socialisme et du communisme. Nous devons nous inscrire dans le mouvement des peuples du monde. Aujourd’hui, avec le capitalisme mondialisé, une lutte de classes exacerbée se mène avec les forces obscurantistes et de régression, contre l’exigence  des peuples de libération, porteurs de valeurs démocratiques, progressistes et révolutionnaires.

J’ai bien conscience que la bataille sera rude. Il n’y a aucunes raisons pour qu’elle soit perdue d’avance.

Tel est, Cher(e) Camarade, le sens de mon engagement dans la bataille politique actuelle avec la loyauté et la sincérité qui m’animent.

Reçois, Cher(e) Camarade, toutes mes amitiés.

 

André GERIN

 

 

NB : N’hésite pas à me solliciter, d’une manière ou d’une autre.

Par ailleurs, si j’ai annoncé mon retrait au mois d’octobre : en juin, nous étions en discussions pour le choix du candidat à la présidentielle. J’ai attendu la première quinzaine de septembre qu’un accord explicite entre le PCF et le PG confirme l’attribution de la 14ème circonscription à un candidat présenté par le Parti communiste français. J’ai pu, dans ces conditions, prendre ma décision et la présenter aux camarades de la section de Vénissieux le lundi 17 octobre. Un collectif a eu lieu le mardi 15 novembre et le comité de section s’est tenu le vendredi 2 décembre. Plusieurs candidatures sont possibles. Le nom de Michèle Picard est avancé comme étant la meilleure candidature. Elle nous a demandé un temps de réflexion afin de prendre sa décision courant janvier. Elle nous dira alors si elle est d’accord ou pas d’accepter cette proposition.

Tu trouveras, via le lien suivant, le texte de ma conférence de presse du mardi 13 décembre 2011 intitulée « Législatives juin 2012 : pourquoi je ne suis pas candidat » http://www.andregerin.fr/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&listid=13-archives&mailid=371-legislatives-juin-2012--pourquoi-je-ne-suis-pas-candidat-texte-de-la-conference-de-presse-dandre-gerin&Itemid=54

Un rappel succinct de mon parcours et de mes responsabilités :

En cette année 2012, j’aurai 50 ans d’engagement politique.

Adhérent en 1962 de la JC et 1964 au PCF.

J’ai travaillé 21 ans chez Berliet et RVI de 1963 à 1984 en ayant exercé 19 années de responsabilités syndicales à la CGT en adhérant en 1969 à la création de l’UGICT CGT.

J’ai exercé 10 années de responsabilités à la direction de section de 1974 à 1984, 21 années au Comité central de 1979 à 2000.

J’ai effectué 35 années de mandat électif.

8 ans Conseiller régional de 1978 à 1986

24 ans maire de Vénissieux de 1985 à 2009 dont :

-              8 ans au conseil général de 1985 à 1993

-              16 ans au Sytral de 1985 à 2001

-              23 ans à la Courly de 1985 à 2008 (6 années de vice-présidence)

-              16 ans Président de la Sacoviv

 

Je ne rappelle ici que l’essentiel. Je serai amené à faire le bilan de mes responsabilités à l’Assemblée nationale et de mon activité parlementaire afin de montrer que les grandes questions auxquelles le peuple de France est confronté, ont toujours été omniprésentes, en particulier les multiples interventions, propositions de loi et de résolution que j’ai déposées.



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